Produits

Aucun produit recherché.
×AccueilActualitésMétéo AgricoleVotre devisMon compteEngraisAmendementsPhytosSemencesPiecesAtelierElevageE.P.IBioEnergieInfo phytos

Vendre des produits phytos sur Meshectares.com

Vendre des produits phytos sur Meshectares.com

Numéro 286 : Octobre 2017 p24

Vendre des produits phytos sur Meshectares.com

Le site de e-commerce a été le premier à obtenir l’agrément phytos pour la vente en ligne, qu’il a co-construit avec l’organisme certificateur.

 

« Si vous tapez achat phytos acanto sur google, on est très bien référencé », explique Gaétan Fleury, fondateur de la start-up Meshectares.com lancée en janvier 2015. Et de fait, le site sort en tête. On y trouve, à destination des professionnels, des semences, des pièces détachées, des engrais… et des produits phytosanitaires qui composent une part non négligeable du chiffre d’affaires. Le site se déclare d’ailleurs « Numéro 1 sur les phytos » Des produits que ne touchera ni de près ni de loin l’équipe de Meshectares.com. « Nous confions à des transporteurs francopones leur livraison sous ADR, nous ne stockons pas les phytos et ne les manipulons pas », indique Gaétan Fleury. Mais l’entreprise n’est pas pour autant dispensée du précieux sésame qu’est l’agrément phytos.

Conseils en ligne

« Nous avons obtenu un agrément provisoire mi-2015, et le définitif en décembre 2015, après une visite pour vérifier que les produits phytosanitaires ne transitaient pas chez nous », relate le fondateur. Si l’intitulé est le même, il est difficile d’évaluer de la même manière une vente et conseil classiques, et le cas en ligne. « Nous étions les premiers poursuit-il. Nous avons donc revu la certification avec OCACIA, notre organisme certificateur, pour répondre à la législation en tenant compte des particularités du e-commerce ».  Et sur le sujet les organismes certificateurs sont pas forcément très à l’aise ! Il faut dire qu’ils ne croulent pas sous les demandes du genre. «  Sur une quarantaine de points à respecter, une vingtaine ne nous concernaient pas, mais quatorze nouveaux ce sont ajoutés », ajoute le dirigeant.

Premier point : le Certiphyto, « Nous sommes plusieurs ingénieurs agronomes, nous avons pu l’obtenir par équivalence », indique Gaétan Fleury. Quant à l’agrément, parmi les points particulièrement travaillés, on trouve le conseil, notamment pour les techniques alternatives. » On donne les alternatives par mail, à la suite du devis, et on ne met pas en avant un produit plutôt qu’un autre, mais la molécule. Je pose toujours la question de l’usage du produit. Avec mon collègue Thibaut, aussi détenteur du certiphyto, nous répondons aux questions sur un livechat, tout est enregistré, et on garde l’historique ». Répondant ainsi aux exigences de traçabilité.

Un E-PHY by Meshectares.com

De fait, le site www.meshectares.com est organisé pour intégrer les exigences du référentiel. Outre la petite pastille en bas à droite proposant d’échanger avec les conseillers de Meshectares.com, les pages produits phytos intègrent différentes informations. Celles portant sur le produit (AMM, formulation, usages, doses et conditions d’application… avec à disposition la fiche de l’ANSES), la FDS, mais aussi les EPI. Assorties de recommandations : « Veillez à respecter les bonnes pratiques d’utilisation […]conformément à la législation en vigueur, à bien lire les étiquettes et respecter les conditions d’emploi » et «  Pour le traitement et le ramassage de vos déchets et emballages, veuillez consulter le calendrier sur le site de votre chambre d’agriculture ». « Nous avons décidé de mettre le numéro du centre anti-poison » ajoute Gaétan Fleury, qui met en avant son systèmes de mise à jour des données phytos, « un E-phy by Meshectares, pluggé sur celui de l’ANSES, avec des mises à jour en temps réel ». La RPD (Redevance pour pollution diffuse) est aussi disponible pour chaque produit. « C’est transparent », appuie le dirigeant qui ne compte pas s’arrêter là : « Nous allons avoir des TC sur le terrain, nous voulons développer une force de vente physique, notamment avec des partenariats. Et nous sortons la troisième version du site début octobre avec des sections dédiées aux viticulteurs, aux céréaliers, aux éleveurs, aux maraîchers… »

Marion Coisne